The Speakeasy : deuxième partie

Dans la scène locale, présentement, il y a une formation qui attire particulièrement mon attention : The Speakeasy. Le groupe originaire de la grande région de Montréal a lancé l’an dernier un EP explosif du nom de Tales from the Moonshiner Part One: Death Sentence. C’est officiellement ce mardi 20 octobre 2020 que nous aurons droit à la deuxième partie, Tales from the Moonshiner Part Two: Requiem. Voici donc mon impression de ce dit album.

Musicalement parlant, The Speakeasy est un groupe constitué de musiciens talentueux qui ne composent pas des chansons répétitives suivant toujours la même formule. Un autre cinq morceaux qui s’ajoute à ce qu’on pourrait croire comme étant un tout; deux EP ne formant qu’un seul album au final. Cinq autres pièce puissantes et uniques; une grande force pour un band de punk rock qui joint l’océan infini rempli de groupes musicaux se cherchant une petit place pour se démarquer, tout en continuant de produire ce qu’ils aiment.

La puissance serait un deuxième adjectif que j’attribuerais au jeune quintet. Il n’y a rien que j’aime plus qu’un groupe qui s’assume dans son punk rock. Ce n’est pas que je n’aime pas les ballades, mais un bon micro album qui ne te laisse pas tomber à mi‑chemin, j’aime encore plus ça. Tant qu’à parler de puissance, il est immanquable de mentionner Karl Bullet, l’une des plus marquantes voix rauques de la scène. En plus d’y retrouver cette voix de rockeur, les mélodies qui sortent de sa tête sont majoritairement plus saillantes que sur le premier; ce qui est quand même un exploit.

La première pièce, Whisky Tiger, plutôt classique avec une introduction voix-guitare des plus plaisantes, évolue en intensité avec des back-vocales et une poussée de Karl vers la fin à donner des frissons. Ils n’ont pas créé un style; pourtant, ils le maîtrisent à la perfection. C’est à Sunday Blues que leur musique vient le plus me chercher par sa façon de musicaliser le sentiment désagréable qui pogne dans les trippes le dimanche vers 16 h. Les paroles se chantent trop bien; est-ce que ça pourrait devenir l’hymne à la dépression post-weekend?

Je ne vais pas toutes les passer; je vous laisse un peu de découverte, mais je ne peux pas passer à côté de Lord Knows. À la sauce rockabilly avec un verre de whisky à la main, ce petit bijou anti-dieu-tout-puissant et contrôlant me donne le goût d’exploser et de chanter haut et fort ce petit message simple, quoiqu’efficace.

Un album percutant dans une forme de punk rock rassurante et agréable. Des belles passes de la part de chaque musicien; je crois qu’ils sont tous égaux les uns les autres, ce qui crée une chimie qui se sent dans leur musique. Avec la première partie de cette œuvre, je peux vous assurer que The Speakeasy frappe très fort, surtout pour un groupe en début de carrière.

En passant, je crois que Karl Bullet a un faible pour le whisky; juste une intuition.

Chanson préférée : Lord Knows

Marcan          

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