Anti-Flag – 20/20 Vision

J’ai toujours eu une relation particulière avec Anti-Flag. J’en ai écouté un peu, je connais les incontournables et possède quelques albums, mais sans plus. Étrangement, c’est aussi le band que j’ai vu le plus souvent en show, non pas que je me déplaçais spécifiquement pour eux, mais plutôt parce qu’ils se sont retrouvés au fil des années sur un nombre considérable de line up que je désirais voir. Et on doit l’avouer, ils font une sacrée prestation et c’est toujours du pur bonheur de les voir performer. Mais je les adore pour différentes raisons autres que musicales. D’abord à cause de leur engagement et de leur militantisme, mais aussi à cause de leur constance et de leur fidélité envers eux-mêmes. Au fil des années, ils n’ont jamais, à ma connaissance, dérogé de leur style, de leur implication. Bref, je n’ai jamais eu le sentiment qu’ils se perdaient. Ils sont eux, vrais, et leur formule est plutôt gagnante. J’étais tout de même enthousiaste d’entendre leur nouveau matériel, sans grande attente.

Le nouvel album sorti le 17 janvier dernier, 20/20 Vision ne fait pas exception aux précédents albums : politisé, engagé, dénonciateur. Si les autres albums se promenaient entre le hardcore mélodique et le skate punk sur des touches de pop punk, je suis toujours un peu perplexe lorsque je lis à leur sujet et que certaines personnes les classent dans l’anarcho-punk. Probablement en raison de leurs textes, mais quoi qu’il en soit, je suis incapable de les classer dans ce sous-genre. Surtout le dernier album. Première pièce écoutée : Hate Conquers All. Je l’aime bien, sans être un grand coup de cœur. J’ignore si je suis la seule à avoir eu ce sentiment mais à la première écoute, en me fermant les yeux, j’avais carrément l’impression d’écouter du Sum 41. Je ne me ferai peut-être pas d’amis sur ce commentaire, mais je n’ai jamais considéré Sum 41 comme un groupe de punk. Plus rock que punk pour ma part. Je ne dis pas que c’est mauvais, seulement que ce n’est pas trop ma tasse de thé. Deuxième extrait entendu: It Went Off Like A Bomb. Déjà, ça, j’aime mieux. Ça m’encourageait à continuer l’écoute. Alors j’ai donc enchaîné l’album en un rien de temps. Ça s’écoute très bien, c’est léger et entraînant. Je n’ai peut-être pas eu de coups de cœur, mais tout de même, c’est travaillé et agréable pour les oreilles. Si tu as d’autres écoutes en suspens, je te dirais de ne peut-être pas te garocher sur cet album-là précisément, mais trouve-toi tout de même du temps; il en vaut la peine.

Mes trois pièces préférées :
Un-American (très douce)
A Nation Sleeps (celle qui « garoche » le plus, selon moi)
The Disease

Ils seront en show le 12 mars à l’Astral et au Red Bridge Fest de Pont-Rouge le week-end des 5 et 6 juin prochains.

Claudia

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