Streetlight Manifesto / The Suicide Machines : samedi soir dans un line up

Si habituellement j’ai un peu le syndrome de la page blanche lorsque je commence un texte, cette fois-ci, c’est bien le contraire. J’ai tellement la tête qui bouillonne que je ne sais tout simplement pas par où commencer. Alors je vais y aller en trois étapes : la première, une critique du show en tant que tel; la deuxième, mon appréciation de cette soirée accompagnée de ma fille, son premier spectacle dans une salle et non un festival; et en troisième, des mots pas doux sur la gestion exécrable de l’Olympia.

Pour une fois, j’avais enfin réussi à arriver tôt et à ne pas manquer la première partie qui était, cette fois-ci, The Suicide Machines (c’est Max Brochu qui va être content!). Ce n’est pas un groupe que je connais énormément, à l’exception de quelques pièces ici et là, notamment New Girl, une de leurs plus connues. Les quelques pièces que j’ai pu entendre sonnaient particulièrement bien et même si la salle n’était pas très remplie, les personnes présentes semblaient bien apprécier, moi y compris. Il faut dire que Jason Navarro et ses comparses semblaient très heureux d’être sur scène et une belle énergie se dégageait. J’aimerais t’en dire plus sur leur set, mais tu comprendras plus loin pourquoi je ne peux pas.

Et enfin, les plus qu’excellents Streetlight Manifesto. La dernière fois que j’avais eu la chance de les voir, je dois l’avouer, c’était une fichu de mauvaise journée pour moi et j’avais été grandement déçue. Avec du recul, je réalise que ce n’était pas eux le problème, mais bien mon état d’esprit à moi. C’est pourquoi je me faisais une joie immense de les revoir. Et pour vrai, mais quel show! Le setlist était plus que parfait, la salle était à son comble et l’ambiance, tout à fait magique. Quelques morceaux de Catch 22, dont la dernière en rappel 1-2-3-4, 1-2-3-4. Le genre de soirée qui ne devrait tout simplement jamais se terminer. Habituellement j’essaie de varier les bands que je vais voir pour me permettre d’en voir un max, mais eux, pour vrai, c’est à revoir maintes et maintes fois.

C’était aussi la première fois que j’amenais ma mini de 9 ans voir un show intérieur, dans une salle de spectacle. Ça devait bien faire deux ans qu’elle me harcelait carrément pour les voir, mais je la trouvais toujours trop jeune. Elle qui cumule déjà à son jeune âge plusieurs festivals, cette année, je n’ai pas hésité à débourser pour son billet, car je savais qu’elle allait passer probablement une aussi merveilleuse soirée que moi et je la sentais suffisamment mature. Puisqu’ils ont joué seulement des chansons qu’elle connaissait, pour vrai, c’était magique de la regarder avoir du plaisir de cette façon. Elle qui a dansé et skanké pratiquement du début à la fin, elle ne tenait tout simplement plus en place en hurlant les paroles. Lorsqu’ils ont joué Point/Conterpoint (sa chanson préférée), je pensais qu’elle allait perdre connaissance. Évidemment, ça m’a coûté un t-shirt à la fin beaucoup trop petit pour moi, avec lequel elle dort non stop depuis samedi.

Si côté spectacle je n’ai que de bons mots, là, attache ta tuque avec du barbelé, parce que concernant l’organisation, la sécurité et le staff en général de l’Olympia, je n’ai vraiment pas grand-chose de positif à dire. Lorsque je suis arrivée vers 19 h 30-19 h 45, l’entrée dans la salle était presque immédiate, le line-up n’étant que de quelques personnes tout au plus. Arrivée au contrôle de sécurité, pour vrai, je me sentais comme un membre d’Al-Quaïda fiché qui tente de rentrer aux États-Unis avec une ceinture de dynamite. Bon, ok, j’exagère, mais quand même. La fouille pour ma simple personne doit avoir duré, sans exagération, un bon 5 minutes. Non seulement ai-je dû sortir tout le contenu de mon sac à main (encore chanceuse d’avoir fait le ménage avant de partir et de n’y a avoir rien laissé de compromettant dedans), mais en plus, l’agente qui prenait son rôle très au sérieux a même pris la peine de me faire vider ma boîte de Tic-Tac pour en vérifier le contenu et elle a passé mes tampons hygiéniques au « peigne fin ». Lorsque je lui ai demandé si je devais aussi baisser mes jeans, elle ne m’a pas trouvée drôle et j’ai préféré ne pas en rajouter une couche pour éviter que ça ne dérape.

Je ne sais pas pourquoi ils fouillent aussi intensément, mais pour vrai, c’était complètement injustifié et abusif. Si le bordel est pour pogner dans un show punk, peu importe ce que ma sacoche contient, le bordel va pogner. Peut-être n’ont-ils toujours pas digéré le fameux show du Jour de l’an de NoFX en 2012, mais quoi qu’il en soit, à traiter les gens de la sorte, ça ne fait qu’encourager le dérapage de foule.

Bref, si j’avais trouvé cette première fouille déplacée, j’ai eu la mauvaise idée de vouloir sortir prendre l’air quelques minutes durant le set de Suicide Machine. Et là encore, j’ai dû repasser une fouille digne d’un pénitencier à haute sécurité, contrôle de sécurité qui, en passant, a contribué à un line up d’une quarantaine de minutes qui s’étalait sur 2 coins de rue. Je serais très curieuse de savoir si de telles fouilles ont lieu dans leurs autres évènements et sur quoi ils se basent pour cibler une clientèle de la sorte. Au grand jamais je n’ai entendu parler d’événements malheureux dans un show punk. Et pour la drogue, pour vrai, ceux qui veulent en rentrer réussiront très bien malgré un agent de sécurité zélé.

J’ai donc ressenti de la discrimination. Ben oui! Le terme est gros, mais c’est tout de même ça. Mais non seulement le point de sécurité était complètement fucked up, mais la sécurité en générale avait une misère incommensurable à se foutre un sourire dans la face. Comment tu réussis à gérer une business en 2019 en mettant au premier plan des gens arrogants et condescendants? Lorsque le rappel a commencé, j’ai décidé d’aller chercher nos manteaux au vestiaire. Je ne fais jamais ça, mais ce soir-là, étant avec ma fille et puisqu’il était rendu tard, je voulais m’éviter la crowd de la fin. Mauvaise idée, encore une fois. Nous avons passé une bonne grosse demi-heure dans le corridor à attendre que ça bouge. Lorsque Monsieur gros-bras-face-bête nous a dit qu’on devait avancer, je pensais me faire sortir du coup lorsque je lui ai dit avec sarcasme : « Ah oui déjà? On peut avancer? » Rendue là, j’avais perdu mon filtre quelque part dans un quelconque line up. Et pour finir, rendue au vestiaire, ils avaient perdu mon manteau et me proposaient d’attendre jusqu’à la fin. Quand je leur ai dit gentiment que j’allais sauter par-dessus le comptoir pour aller le chercher moi-même, ils l’ont retrouvé en 2 minutes, étrangement. Pour vrai, je n’avais jamais vu un staff de même de toute ma vie. À l’exception des staffs aux différents bars qui étaient tout de même sympathiques. Est-ce que je vais retourner voir des shows à l’Olympia? Oh que non!

Claudia

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