Double Feature – American Dream Not Found

« Laurent, ici Piotr. Je te propose cet album, tu devrais aimer! » – Je check ça mon chum! Double Feature ?Je ne connais pas…

Wow! Un superbe artwork comme on n’en fait plus! Cela me rappelle la pochette de l’album Insomniac de Green Day. Sauf qu’ici, il n’y a aucune retouche. On y voit la famille américaine parfaite en train de faire un barbecue et de partager un bon verre de limonade bien fraîche avec un voisin passant par hasard par là. Mais que vaut l’album? Est-il aussi frais que la limonade de la pochette? Et surtout, que fait ce voisin avec la mère de famille?!

Alors, soyons clairs! Je n’ai pas encore reçu mon exemplaire (vinyle); je réalise donc ma chronique d’après le son proposé par Spotify. « Ouais, c’est pareil! » Ben non, justement! Mais ça, c’est un autre débat; passons aux choses sérieuses.

Le band démarre en force avec You Can’t Silence The Scientists. Je remarque très rapidement un son très similaire à NOFX, tant dans les arrangements musicaux, dans la voix et dans l’esprit de déconne. Double Feature a ceci de différent : durant le bridge, le groupe propose une transition dans l’esprit country. L’album continue de tourner numériquement avec Diktator et Alt-Wrong. Ces deux titres confirment ce que j’avais ressenti. On est dans la déconne, le punk rapide, dans la plus pure tradition du punk 90’s. Double Feature essaie de faire avancer le game en proposant des bridges un peu différents à l’instar de Alt-Wrong qui est composé avec un passage un peu plus soul. Les chœurs et « oh-oh » sont également bien présents. Les fans de punk rapide en auront pour leur argent. Du punk, du country, de la soul… que me réserve la suite?

La suite est hyper logique : du punk rock, du punk rock et encore du punk rock. Les tounes oscillent entre tempo en 4/4 (Cumming Out of The Closet), mid-tempo (I Dropped Out of The Elecoral College) et full-tempo (Hero, 1-800-273-8255 (Greg’s song) ou encore Vacations All I Never Wanted), le tout généralement emballé et pesé en moins de 2 minutes 30. Du bon punk rock à l’ancienne qui n’a certes pas grand-chose d’original, mais qui a le mérite d’exister en 2019!

On notera tout de même la présence d’une reprise, placée en plage 14 (sur 16) de I Can’t Help Falling In Love interprétée à l’origine par l’immense Elvis Presley et reprise maintes et maintes fois par de nombreux bands, comme UB40 par exemple. Ce titre n’a pas grand‑chose de pertinent à mon sens; Double Feature aurait pu (dû?) arrêter son album après la plage 13.

American Dream Not Found m’a fait passer un bon moment malgré tout. Les premières tounes sont bien pensées et restent dans la tête. La seconde moitié de l’album est pour moi plus anecdotique tant c’est du fait et du refait. Ceci dit, Double Feature a quand même le mérite de faire renaître un son qui a 15-20 ans en 2019. J’ai même cru que mon acné allait revenir, pour tout te dire. Si tu aimes NOFX, les vieux disques de punk et le son bien baveux, cet album devrait te plaire. Pour les autres, rien que l’artwork et le bon moment passé valent largement le pesant de piastres dépensées. À découvrir donc quand tu es en manque de nouveautés dans ta « punkotèque ».

…On ne sait toujours pas ce que le voisin veut à la dame à la limonade… Ceci restera un mystère, ou alors on retrouve cette information dans le livret du format physique? À toi de me le dire!

Laurent

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