Mon appréciation du spectacle de The Original Misfits

Une de mes plus grandes passions dans la vie est de parcourir la planète pour voir les nombreux événements qui s’y présentent. Ce n’est pas que je n’aime plus les salles de spectacles ou bien les festivals de chez nous; je trouve tout simplement plus exotique sortir de ma zone de confort pour vivre ces moments qui nous marquent à jamais. Parfois, on n’a pas besoin d’aller bien loin pour vivre une expérience inoubliable. Mon plus récent road trip m’a mené pas plus loin que la grandiose ville de New York pour voir The Original Misfits dans l’emblématique Madison Square Garden.

Pour mettre certaines personnes en contexte, la formation horror-punk originaire du New Jersey, une icône qui influencera une panoplie d’artistes, se reforme en 2016 pour quelques concerts discontinus après plus de 30 ans d’absence et de dispute. L’histoire des Misfits est plus longue et plus complexe que ça, mais bon, vous voyez le portrait et l’importance d’assister à un tel événement.

En entrant dans le MSG pour aller chercher notre marchandise en après-midi, mon ami et moi sentons immédiatement une énergie entre ces murs mythiques. Le désastreux trajet (merci Greyhound pour me mettre des bâtons dans les roues, encore une fois) disparaît très loin dans nos esprits pour faire place à l’excitation. Enfin, ces quelques mois d’attente porteront fruit après les quelques bières que nous nous apprêtons à boire, question de se mettre en mode punk rock.

En première partie, The Damned, groupe anglais datant du milieu des années soixante‑dix, casse la glace. Dès les premières notes, je réalise qu’on est bien assis. Je ne suis pas habitué aux spectacles dans un amphithéâtre; je crois que c’est ma deuxième fois à vie. Dans ce cas-ci, je peux dire que j’ai accepté mon sort il y a déjà longtemps et je trouve cette expérience enrichissante (pas trop souvent, quand même). Bref, on voit bien, le son est bon et même que la vue d’ensemble est impressionnante. Le show est bon, les gars sont très motivés, mais je pense avoir passé plus de temps à réaliser que mon gin tonique double me rentrait dans le corps avec la force d’une bonne droite d’un boxeur expérimenté.

Nul autre que Rancid pour enchaîner cette merveilleuse soirée. Tu comprends que Misfits est extrêmement important dans la scène punk quand la première partie est habituellement un headliner. Je ne suis pas un grand fan de Rancid; par conséquent, je suis un très mauvais juge. Pour moi, ce fut le même show que j’ai vu trop souvent avec tous les mêmes hits aux mêmes moments. Ils étaient en feu et occupaient l’entièreté de l’immense scène. Mais en amenant rien de nouveau et d’impressionnant à mes yeux, je trouve que, finalement, ils ont fait un spectacle de première partie.

J’avais la chair de poule et le poil dressé sur les bras quand la scène s’illumina enfin aux couleurs du groupe qui m’intéresse et qui m’a fait venir en plein cœur de Manhattan. Deux gigantesques citrouilles occupant les deux cotés de la scène, le logo de tête de squelette sur tous les amplis et, bien sûr, la projection vidéo en arrière-plan forment pour moi une parfaite mise en scène pas trop compliquée, mais bien efficace; ça reste un show punk! Le premier membre du groupe que je vois est Jerry Only qui traverse la scène sur ses genoux, basse à la main, prêt à mettre le feu à la place.

Le spectacle commence en force avec Death Comes Ripping dans le tapis, suivie de I Turned Into a Martian. Pour être franc avec vous, ils les ont toutes jouées, TOUTES!! Chaque chanson, on se dit : « oh oui, ma préférée ». Puis, on réalise toutes celles qu’ils n’ont pas encore jouées et qu’elles sont toutes nos préférées. Il est apparemment facile de faire un setlist parfait quand tu tires tous les titres de seulement deux albums historiques. Après avoir tout joué à la perfection et dans les règles de l’art (du punk, bien sûr), le spectacle se termine, avant le rappel avec Last Caress, leur plus grand classique. Probablement la chanson des Misfits la plus reprise.

Doyle Wolfgang von Frankenstein était en chest, musclé comme nous devons le voir. Il se déchaînait en frappant ses cordes de guitare, telle la gigantesque brute qu’il est. Danzig, toujours aussi bon chanteur à la voix puissante et portante, a donné un parfait exemple de frontman, même si sa réputation de rock star laisse à désirer. Malheureusement, le ou la deuxième guitariste restait à l’arrière pour ne pas faire d’ombre à ces trois légendes. Dave Lombardo (Slayer) exécuta son travail de batteur avec brio tout en assumant sa place de remplaçant.

Entre un gin tonic à 25 $ américains, un prix de billet de show exorbitant, un transport pour NYC plus que désastreux, se faire crier après par un placier plus qu’autoritaire, une fille bien trop écartée avec sa jupe à trois centimètres de ma tête et j’en passe… j’y retourne dès demain (dans un mois, mettons).

Marcan

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