Un vendredi chargé au Délüge de Jonquière

Petite virée à Jonquière pour l’annuel party de famille punk et bien clore la saison des festivals. L’événement de deux jours, en plein cœur de cette magnifique ville du Saguenay, nous offre une expérience chaleureuse à chaque édition, et ce, depuis trois ans. L’originalité première, à mon avis, se trouve dans leur programmation variée qui touche tous les styles s’approchant de près ou de loin au punk. Malheureusement, j’ai dû abréger ma présence sur place et me résigner à une seule soirée, celle du vendredi. Ceux qui me connaissent savent très bien que j’en ai profité au maximum; c’est plus fort que moi!

À notre arrivée en ville, je me suis précipité vers le Café-Théâtre Coté-Cour pour ne pas manquer The Hacked, un groupe de street punk de Québec qui m’était fortement recommandé. La mâchoire me tomba dès les premières notes tellement mes attentes furent défoncées. Un bon punk bien cru, engagé et puissant. L’énergique prestation en valait le déplacement (même si j’habite dans la même ville qu’eux) et les voir gesticuler, bouger et prendre possession de l’atmosphère de la salle avec autant d’agilité m’a juste donné vraiment le goût de les revoir encore et encore. Plus belle découverte du Délüge 2019!

Ensuite, dans une autre salle beaucoup plus grande, j’ai pu voir le quatuor féminin qui a fait le tour des festivals cet été : The Anti-Queens. Une autre formation que j’attendais et qui me servit le spectacle que j’attendais. Un punk rock plus rock que punk avec beaucoup de gueule et une énergie flamboyante. Elles sont toutes d’excellentes musiciennes, mais celle qui capta le plus mon attention fut la percussionniste. Son talent explosa au moment du solo, ce qui m’a surpris au plus haut point. Bonne voix rock et répertoire accrocheur, le parfait duo pour percer.

Si je me fie au nombre de festivaliers présents au spectacle de The Dreadnoughts, ce fut eux la tête d’affiche. Il y a une raison pour ça : ils performent sur scène comme peu de groupes en sont capables. Ce n’est pas un band que je suis ou même un style musical que j’adore, et pourtant, les prestations du groupe canadien de folk punk sont toujours hallucinantes. Outre le fait que c’est une musique festive qui a fait danser la foule entière ce soir-là, l’interaction avec l’audience était très prenante. Méchant party à la salle Nikitoutagan.

Même si je crois que certains groupes devraient laisser la porte fermée sur leur passé et continuer sur d’autres projets, j’ai quand même eu du plaisir avec 88 Fingers Louie. Mon groupe préféré aux alentours de mes 15-16 ans n’est plus ce qu’il était. C’était flagrant durant le spectacle puisque la foule, de ce qui en restait, ne manifestait son intérêt qu’aux chansons datant de Back on the Street et avant. Ceci étant dit, quand la foule aimait, elle se déchaînait. Beaucoup de classiques ont été joués, me laissant sur un sentiment de satisfaction.

Je me suis déplacé presque à la course pour ne rien manquer de Brand New Lungs, le son punk rock parfait pour continuer de boire dans une ambiance que je connais bien. Je ne suis pas (encore) un grand connaisseur de leurs chansons, mais je peux quand même vous dire que chaque fois que je les vois, il me fait plaisir de sourire en tapant du pied, la bière haute et hochement de tête manifestant mon intérêt pour leur musique. Le groupe montréalais, qui sent la passion à plein nez, dégage encore une fois une chaude présence sur la minuscule scène du Pub Festif L’Envol. Peut-être pas un groupe pour les gens qui veulent faire le party, et pourtant, je trouve le choix de l’organisation de les faire jouer en fin de soirée une excellente idée.

Un autre coup à la gueule surprenant avec le trio Koffin Kats. Le psychobilly lève à chaque fois la foule par son rythme entraînant et déjanté. Un groupe qui ne me disait absolument rien, mais qui m’a ébloui. Une belle présence devant la scène, un autre groupe parfait pour les festivités de bar. Quand le contrebassiste leva sa grosse pièce au ciel (plafond, je veux dire), je devais avoir l’air d’un enfant à un spectacle de Disney on Ice. Belle découverte et un groupe de plus à suivre.

Le duo féminin Mobina Galore, que j’avais découvert au Pouzza 2018, mit fin à cette merveilleuse soirée, ce qui faisait mon bonheur vu que c’était le groupe que j’attendais le plus de cette programmation de 2019. Avec la sortie du nouvel album Don’t Worry, j’avais un peu peur de ne pas entendre les tounes que j’aime vu que ma connaissance de ce dernier opus m’était à demi intégrée. Ils ont tout joué! Je vous dis qu’à elles‑deux, elles n’ont pas besoin de personne d’autre pour performer et prendre de la place, musicalement parlant, bien sûr. La voix perçait avec une belle touche harmonieuse, rendant les chansons enregistrées qu’une faible représentation de leurs talents. J’ai chanté (ce que je connaissais, du moins) à m’exténuer pour les prochains jours.

Pour terminer je voudrais remercier l’organisation du Délüge pour une autre super édition et je vous dis à l’année prochaine!

Marcan

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