Rocker la Cauze à Victoriaville : à refaire l’an prochain!

S’il y a bien une chose qui me plaît quand on parle de punk rock, c’est l’engagement pour le bien de l’humanité, aussi appelé « philanthropie ». La mission derrière le festival Rock la Cauze est bien simple : amasser des fonds par l’entremise d’un spectacle extérieur au parc Terre des Jeunes, à Victoriaville. Avec une belle réussite pour la première édition mettant en vedette les vétérans californiens Pennywise, l’équipe s’est mise en tête de récidiver en 2019 avec un objectif encore plus grand. En 2018, Rock la Cauze a remis près de 15 000 $ à l’Association Parents-Ressources ainsi qu’à KO96 et au Cimetière Saint-Joseph. Cette année, avec deux jours de festivités, Sum41, Vulgaire Machins, Moist et plus encore, nous souhaitons que leur résultat ait doublé! J’ai eu la chance d’y être le samedi, soit la journée punk rock & cie.

Je dois avouer que mon arrivée sur le merveilleux site de l’événement fut quelque peu retardée; long story short, je suis arrivé à temps pour la première formation originale. À première vue, je constate rapidement que nous faisons affaire ici à un jeune festival extrêmement professionnel et organisé, comme si nous étions sur le point de célébrer son 10e anniversaire! L’emplacement est bien encadré, structuré et efficace à la perfection. Le site se trouve dans un parc qui nivelle vers le bas, en direction de la scène, tel un amphithéâtre de gazon naturellement conçu pour cette occasion. Juste un point négatif : est-ce qu’un emplacement V.I.P. aussi gros est vraiment nécessaire? On parle ici d’un show punk rock, un spectacle par le peuple, pour le peuple.

U.Seed sur l’unique scène; il pleut, mais la foule est déjà présente et bien allumée malgré les conditions météorologiques. La formation qui a fait un retour, il y a de cela pas si longtemps, nous offre une belle performance punk rock au son dit « vieux Lagwagon » selon mon ami. J’approuve vaguement. J’aime bien, mais mon cœur est aux prochains groupes.

Il s’agit de ma première fois avec Subb depuis belle lurette. Mon premier show à vie fut par ce groupe ska punk de la Rive-Sud de Montréal, au Centre communautaire de Rosemère, en 1998. Je ne connais malheureusement que The Highstep To Hell et Like Kids in a Field. Et par chance, j’ai eu droit à quelques pièces tout droit sorties de mon adolescence. Les gars étaient en feu, le soleil brillait et les ponchos se sont désintégrés au son du ska nostalgique. L’ambiance générale venait d’atteindre un échelon important en ces festivités pour la Cauze choisie cette année : Répit Jeunesse (un organisme qui aide les jeunes en difficulté à maintenir le cap et à bâtir un avenir). Bref, un bon show d’après‑midi! Ils ont juste fait en sorte que j’envisage fortement d’aller les voir à L’Anti Bar & Spectacle de Québec le samedi 12 octobre.

Ah oui! Le moment est finalement venu. The Sainte Catherines, probablement mon groupe préféré de la belle province, entre en scène. J’ai beau les voir chaque année depuis leur « séparation », j’y trouve toujours mon compte! Pour ceux présents en avant‑scène, vous êtes sûrement de mon avis quand je dis qu’on devient sale et passionné à la fois quand le sextuor montréalais prend possession des planches. Hugo Mudie, encore et pour toujours, nous fait l’étalage de ses mouvements de frontman punk rockeur. Le crachat haut et rattrapé en bouche, les push-ups pendant un moment musical et le gars à la clôture qui chante avec ses admirateurs. En résumé, juste du fun!

Le bémol ici va surtout au fait que le Never.Really.Dead. affiché par le groupe, qui souhaite demeurer actif/passif, nous sert toujours le même show. Je suis agréablement d’accord avec eux, mais pouvons-nous aussi avoir droit à une setlist différente éventuellement?

On a beau dire que Planet Smashers sont partout depuis toujours, j’aimerais rappeler que nous, plaignards comme nous le sommes, dansons et chantons chaque fois. Les mêmes morceaux tels que Surfin’ in Tofino, J’aime ta Femme, Life of the Party et Super Orgy Porno Party feraient danser les défunts (ceux de party, bien sûr). La noirceur est officiellement tombée, la foule grossit à vue d’œil et tout le monde se dandine, y compris ceux en ligne pour les toilettes et les pseudos rebelles derrière, qui fument et tapent du pied discrètement.

Il y a longtemps que je souhaitais revoir Vulgaires Machins. Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas très franco en termes de punk. Vulgaires Machins est une des quelques exceptions qui ont marqué ma vie avec leurs textes engagés, poétiques et adroitement construits. Ils ont enflammé l’audience à coup de chef d’œuvres punk rock de chez nous. Surprenant ou non, le show commence avec l’emblématique Cocaïnomane. Je ne sais pas trop pourquoi, mais les gens dans la foule se sont mis à sentir leurs clés.

Soyons francs, Vulgaires Machins ont gonflé la setlist de chansons plus ou moins intenses. Ce qui plaît à un déplaît à l’autre, comme on dit. J’ai quand même eu la chance d’entendre Et Même Si, une des merveilles punks émotives que je n’avais jamais encore vues en spectacle. Comme pour beaucoup d’entre vous, aller au cœur du pit pour pousser mes limites devient de plus en plus rare. Les Anéantir le Dogme, La Chasse est Ouverte et Être un Comme m’ont ramené dans le trash en pente descendante (le fameux parc en biais). Ma déception va à l’absence de la pièce Je m’appelle Guillaume, qui est ma favorite pour ses paroles qui reflètent parfaitement ce que je pense de la religion et qui manquait pour un retour parfait.

Je ne suis pas un gars de tête d’affiche. Malgré tout, Sum41 ont encore donné un excellent show tout en intensité. Les succès radiophoniques m’ont fait chanter entre deux conversations en arrière foule. L’ambiance était là, moi, moins. Ceci étant dit, j’ai passé un des plus beaux samedis de l’été au Rock la Cauze. En écrivant ces mots, j’ai déjà hâte à l’an prochain.

Moments Marcan :

James Simono, de l’organisation, en spendex moulant mi-g-string/mi-costume de lutte à la clôture avant-scène, donnant de la bière aux passants. Dégradant et majestueux en même temps.

Pour contester les trolls sur Internet qui n’ont rien eu de mieux à faire que de chialer sur le festival, les organisateurs nous ont offert une poupée Troll à sacrifier. Disons qu’à trois, la poupée n’a eu que peu de chance et s’en est allée rejoindre les autres déchirés de l’audience.

Marcan

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