St. Plaster – St. Plaster

St. Plaster est un « supergroup » belgo-néerlandais qui avait pour projet de sortir un album, faire une poignée de concerts durant le printemps et l’été 2019 et ensuite partir comme il est venu, enterrant du même coup le projet St. Plaster dans son œuf. Le groupe est constitué du guitariste, batteur et chanteur Adrian Delange (Call It Off) et du guitariste, bassiste et chanteur Tim van Doorn (Big Dog Recordings), qui assurent de ce fait la partie en studio. Tim Vantol (NDLR : je t’invite vraiment à écouter ce que fait Tim Vantol dans son projet solo), Daniel Calder et Andy Vossenberg assurent quant à eux quelques chœurs sur l’album. Pour monter sur scène, le duo s’est entouré de Hans Roofthooft (F.O.D.), qui prend la basse pour l’occasion, et de Remy Dekkers (Dowzer), qui, quant à lui, est placé derrière les fûts.

J’ai eu la chance de croiser le band à l’occasion du El Topo Goes Loco 2019 lors d’une prestation plus qu’agréable. Ayant reçu l’album version vinyle que quelques jours avant le concert, je ne connaissais que le magnifique single Run To Your Shelters avant de m’y rendre. Mais que vaut l’album en entier?

L’album S/T de St. Plaster est composé de 12 chansons ayant pour but de retrouver les tonalités du punk rock des années 1990. A l’écoute de la plage titulaire, le single Run To Your Shelters, on se rend compte que le band l’a promis et l’a fait! La première toune est très mélodique, rapide à souhait et très 90 dans les arrangements, mais aussi un des meilleurs titres que j’ai pu écouter ces derniers mois, voire ces dernières années. Une claque d’entrée de jeu… et il en reste 11! Que nous réserve la suite?

La suite démarre en riff « blink182sant » pour ensuite enchainer en « palm mute ». Bien que plus lente, You’re Making It Worse se laisse franchement écouter. Cunt remet les compteurs à zéro et nous embarque dans un full tempo à la Lagwagon pendant 44 secondes. Ce titre en profite pour marquer une transition et voici Seriously, Fuck The Modern Man, tout aussi « lagwagonnienne » dans les arrangements et le chant avec des harmonies vocales en prime. I’m Through laisse présager une toune plus rétro à trois accords dans les couplets, mais le refrain est un véritable chef-d’œuvre axé sur le pop punk qui reste méchamment en tête. La sixième toune, Booyaa Motherfucker, reprend la recette de la réussite implacable en mélangeant « palm mute », batterie rapide et une mélodie bien calée.

Place à la face B et Figurehead, qui est un titre très rafraîchissant me faisant penser à la musique qu’on mettrait dans film de type roadtrip. Les chœurs sont toujours là pour soutenir l’ensemble, une très bonne toune. In The Wrong démarre au quart de tour, obligeant ma tête à aller d’avant en arrière de façon saccadée. Décidément, cet album est excellent! Le disque continue de tourner sans temps mort et laisse place à un titre plus calme. Take Your Pick me permet de remettre les cervicales en place, mais pas pour longtemps! « I Can Stop Any Time I Want » – The Capitalist est un titre plus hardcore qui me plonge en apnée pendant moins d’une minute. Le duo place ensuite Await Verdict en plage 10. Le titre oscille entre sonorités pop punk dans les couplets et un refrain bien pêché. L’avant dernier titre, The Herd, est juste incroyable… Je t’ai déjà parlé des chœurs?! L’album se conclut déjà et de manière plus qu’honorable avec la dernière plage Stuck With This.

J’ai toujours l’habitude de parler de l’objet en soi. Je n’ai pas grand-chose à dire. La couverture représente la Statue de la Liberté croisant les doigts dans son dos. Dans la pochette, on retrouve un poster reprenant les textes des 12 titres de l’album et une photo signée Greet Duyts du duo Adrian/Tim avec, pour toile de fond, le mur d’un bâtiment industriel. Sobre et efficace.

St. Plaster a su bien s’entourer et partira malheureusement comme il est venu, laissant une trace indélébile dans de nombreux tops d’albums de l’année 2019. Ce premier et peut-être dernier album est vraiment un « must have », ou du moins, un « must listen to », l’album physique étant en rupture de stock trois semaines après sa sortie. J’ai beaucoup de peine à croire que la collaboration se conclura à la fin de l’été. J’ose espérer qu’à l’instar de The Implants, ce « supergroup » sortira encore un EP, voire un second LP.

Je ne peux que te conseiller de jeter tes oreilles et tes cervicales sur ce disque. Fonce, fonce, fonce!

Laurent

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