Main Line 10 – The Fox

Pour ma toute première review d’album à vie, j’ai choisi The Fox de Main Line 10, un de mes albums préférés de 2018. Non seulement je trouve la musique parfaite, mais les thèmes qui y sont abordés me rejoignent énormément ces temps-ci. Plus précisément, le groupe aborde l’urgence de vivre, la peur de manquer de temps, l’importance des amis, de la musique, de vivre ses passions et de ne pas lâcher quand tout semble mal aller. J’ai été conquise dès la première écoute et je dirais que je le suis encore plus chaque écoute, surtout depuis que j’ai pris le temps de décortiquer chaque chanson pour rédiger ma review.

L’intro, Origin, est très représentative de la suite de l’album, autant dans le rythme que les paroles, qui sont en fait prononcées par Darth Vader, et elle nous prépare parfaitement à la première chanson, Rise & Fall. Celle-ci est un exemple parfait de skatepunk rapide, technique et mélodique. Le refrain est super accrocheur et chaque fois que j’écoute la toune, il me reste dans la tête. Et que dire des paroles « If you don’t even believe in you, don’t expect anyone else to ». La base de la vie en deux petits vers.

La chanson suivante, Survive, a été mon gros coup de cœur. Je suis littéralement tombée en amour à la première écoute et mon petit doigt me dit qu’elle aura quelque chose à voir dans mon prochain périple en Europe. Il faut absolument que je vois cette toune-là live un jour. Selon mes critères de skatepunk, c’est un chef d’œuvre. Tout y est : les paroles, la mélodie, l’aspect technique, une petite dose de mélancolie… Le groupe l’avait d’ailleurs choisie comme single l’an dernier. Dès que j’entends les premières notes de l’intro, j’ai des frissons de la tête aux pieds, encore plus quand « elle embarque ». Je pourrais passer des heures à l’écouter et elle est en très bonne position pour remporter la palme de ma chanson préférée de l’année. Comme le combat de la maladie et la peur font partie intégrante de mon quotidien ces temps-ci, les paroles viennent vraiment me chercher. Comme le groupe le dit si bien dans cette chanson, il faut toujours trouver un moyen de survivre et de se battre, même dans les pires moments.

La toune écrite en caractères qu’on ne comprend pas, de son titre anglais Phoenix, est définitivement la toune dont je ne comprenais pas la présence sur l’album… jusqu’à ce que je prenne le temps de lire les paroles en l’écoutant. Son côté beaucoup plus hardcore en fait définitivement la chanson qui sort du lot skatepunk. Mais comme le thème abordé est l’idée de se battre contre le négatif, je trouve que, finalement, le côté hardcore rend super bien les paroles. « Stay together, raise your voice and never give up, like a phoenix ». Et je dois avouer que j’ai beaucoup de difficulté avec les albums linéaires qui ont l’air d’une seule chanson séparée en 10 morceaux, alors vive la différence!

La pièce suivante, Friends Don’t Lie, est une réelle ode à l’amitié. Le groupe a d’ailleurs fait appel à un ami, Carlos Javaloyas, pour l’enregistrer. Les paroles font référence à l’importance de pouvoir compter sur des amis en temps difficile. Un autre thème qui me va tout droit au cœur. Et pour ce qui est de la musique, un autre beau mélange de technique, mélodique, mélancolique et énergétique, à l’image du reste de l’album.

Dans Black Bird, le groupe aborde le fait de partir en tournée et fait une belle métaphore de l’oiseau qui quitte son nid sans trop savoir ce qui l’attend, mais sa passion est trop forte et le pousse à poursuivre sa route. En lisant les paroles, je me suis revue avec mon backpack au Pérou et en Autriche… Il faut savoir prendre des risques pour profiter de la vie et vivre ses passions.

Docet Umbra, petite interlude qui commence tout en douceur, puis qui fait place au classique « touta touta » du skatepunk. Je trouve qu’il s’agit d’une introduction parfaite à la chanson qui suit, Voices and Souls. J’ai un gros faible pour les paroles de cette chanson qui traite du plaisir d’être dans un festival avec des amis. Quand je lis le premier couplet, « Running in circles like a hurricane, There are not bad vibrations, Only brotherhood, You and me let’s start to sing along, In the best reunion of punk rock », je me vois au Pouzza avec mon meilleur ami et le feeling qu’on a en regardant des groupes qu’on aime ensemble. « This is the live I want to live ». Moi aussi, c’est la vie que je veux vivre.

La dernier toune , Outatime, est, à mon avis, une fin parfaite pour cet excellent album. Le groupe y aborde, encore une fois, l’idée de manquer de temps et l’importance de profiter de la vie tant qu’il est encore temps. La fin acoustique me fait littéralement craquer chaque fois que je l’entends. La voix du chanteur est parfaite, surtout lorsque celui-ci termine la chanson tout doucement.

Bref, ce qui m’a le plus marquée de cet album, c’est que Main Line 10 ont su trouver la mélodie parfaite pour rendre l’émotion de chaque parole. C’est, à mon avis, le critère qui rend un groupe excellent. Pour terminer, je recommande donc The Fox à tous les amateurs de skatepunk rapide, mélodique et technique. J’espère que vous saurez apprécier l’album autant que j’ai pu le faire. Bonne écoute!

Marie

Main Line 10 – The Fox

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