Mon pré-Pouzza, mon Pouzza et mon post-Pouzza 8

Chaque année, j’attends le week-end du Pouzza avec impatience. Premièrement, parce que c’est souvent mon seul week-end par année avec mon meilleur ami et on le passe à partager notre plus grande passion. Deuxièmement, parce que je le sais que je vais voir une tonne de bons shows, probablement découvrir des maudits bons bands et revenir de là la tête pleine de beaux souvenirs. Pouzza 8 ne fut pas une exception à la règle. Sauf que cette année, j’y suis allée « all in » avec cinq jours consécutifs de shows. Je vous raconte le tout ici.

Mon pré-Pouzza 8

Ce qui est bien avec le Pouzza, c’est qu’il amène plusieurs shows dans la région d’Ottawa qui n’auraient probablement pas lieu sans son existence. Les bands profitent de l’occasion pour faire un petit détour dans mon coin de pays et je ne m’en plains pas! Donc, le jeudi précédant le festival, j’ai eu la chance d’aller voir The Valveenus, Arms Aloft et The Penske File au Café Dekcuf. Day Jobs était également supposé être de la partie, mais le groupe a eu des problèmes à la frontière et a même dû annuler sa présence au Pouzza.

The Valveenus est un groupe local d’Ottawa qui roule sa bosse dans le milieu depuis 2004. Ce n’est pas rare de les voir ouvrir des shows dans la région. C’était donc loin d’être la première fois que je les voyais, mais je trouve toujours ça le fun. Ils ont joué quelques nouvelles tounes qui m’ont surprise, car elles sont un peu plus smooth que ce à quoi ce groupe de punk rapide nous a habitués. Mais reste que c’était un bon show et que ça commençait plutôt bien la soirée.

Arms Aloft était le prochain groupe a embarqué sur scène et j’avais vraiment hâte de le voir… même si je savais que j’allais également le voir au Pouzza. C’était ma toute première fois et je n’ai vraiment pas été déçue. Et fait à souligner : LA bassiste. J’adore voir une femme évoluer dans un monde d’hommes, surtout dans un groupe de musique. Chaque fois, ça vient me chercher avec un mélange de fierté et d’envie. Le chanteur a aussi pris le temps de faire un petit discours à saveur politique et sociale. Je dois l’avouer, je ne suis pas une fan des discours pendant les shows parce que je suis là pour la musique, mais avec la situation chez nos voisins du sud, et partout dans le monde devrais-je dire, ça ne fait pas de tort que quelqu’un dise les vraies affaires haut et fort une fois de temps en temps.

The Penske File… Ce n’était ni la première, ni la dernière fois que je voyais ce groupe ontarien. Je me fais un devoir d’aller le voir chaque fois que je peux. Et chaque fois, ces gars-là me jettent à terre. Premièrement, ils sont des artistes et musiciens vraiment talentueux. C’est rare de voir un groupe où tous les membres peuvent chanter et bien le faire. D’ailleurs, le drummer a une voix incroyable. Et deuxièmement, que nous soyons 10 ou 500 personnes dans la salle, l’énergie et le cœur qu’ils mettent à leur prestation est la même. Ils sont tout simplement incroyables. Je me suis fait un plaisir de chanter à tue-tête, surtout lorsqu’ils ont terminé le show avec Damned, ma préférée. Je suis sortie du Café Dekcuf totalement crinquée pour le week-end à venir.

Mon Pouzza 8

Je suis arrivée à Montréal vendredi après-midi super motivée et bien préparée; j’avais pris le temps d’écouter tous les bands présents au festival, sans exception, et de préparer mon horaire du week-end avec l’application du Pouzza. Et en plus, mon meilleur ami m’attendait déjà dans notre AirBNB trop parfait et bien situé. C’était le temps d’ouvrir la caisse de Glutenberg et d’amorcer notre week-end de feu.

En marchant vers le kiosque des bracelets, je suis tombée sur Jon Creeden et son guitariste Corey. Sachant que les autres Flying Hellfish étaient au festival (membres de Dead Weights et de Positive Charge), j’ai approché Jon pour lui demander si j’avais une chance de voir un show secret en fin de semaine. Rien de mieux que de partir d’Ottawa pour aller voir ton band préféré d’Ottawa à Montréal! Il m’a répondu en riant qu’il ne voulait rien savoir de rien en fin de semaine, qu’il était juste là pour avoir du fun et voir des shows. Légère déception de mon côté, mais je le comprenais.

Le premier band que j’ai vu au Pouzza est Dead Weights, un band d’Ottawa. Personne ne pourra jamais me reprocher de ne pas encourager ma scène locale! Vendredi, j’ai également eu la chance de voir, ou d’entrevoir (pas évident quand tu te promènes entre deux scènes dont les horaires se chevauchent), Hate it Too, Kali Masi, Timeshares, Tsunami Bomb, Such Gold et A Wilhelm Scream. C’était la première fois que j’avais la chance de voir Hate it Too et j’ai trouvé les gars de Québec pas mal bons. Kali Masi était un des bands que j’avais le plus hâte de voir pendant le week-end et j’ai adoré. Tsunami Bomb : j’aurais pu m’en passer. Bien franchement, j’ai même trouvé ça pénible. La palme du show de la soirée va définitivement à AWS parce que non seulement le set était incroyable, mais la foule était déchaînée. Un petit allô à Charlo qui se lance du deuxième étage question de nous faire débattre la patate un petit peu! Mon regret de la fin de semaine, c’est de ne pas l’avoir filmé.

Samedi, c’était la journée où je ne savais pas trop où me garrocher. La pluie a affecté le moral des troupes au AirBNB et on a manqué des bands que j’aurais aimés voir. Mon premier band de la soirée fut un autre band d’Ottawa, Positive Charge. Les gars ont tellement une belle énergie que je ne me tanne pas de les voir. J’ai aussi vu Trashed Ambulance, Charlie Bit My Finger, Set it Back, Hitch & Go, The Penske File et This Is a Standoff. Ils ont tous été excellents. Mon coup de cœur de la soirée est définitivement Charlie Bit My Finger. C’était le band que je voulais le plus voir de toute la fin de semaine. J’étais en avant de la scène, directement en bas du chanteur, et j’ai chanté à pleins poumons de la première à la dernière toune. J’ai même chanté dans le micro, chose que je suis trop gênée de faire normalement. À la fin, le chanteur s’est penché pour me dire « OMG, you know all our songs!! » Ben oui, leur album figurait dans mon top 10 de 2017 et le CD doit commencer à être magané pas mal dans mon char. Ma sœur n’est plus capable de l’entendre! Et mention spéciale à This Is a Standoff qui a mis le feu aux Katacombes en fin de soirée. C’était assez incroyable d’avoir enfin la chance de voir ces gars-là réunis sur une scène.

Dimanche, on commence à perdre des plumes là. On n’a plus 20 ans et de l’alcool et de la poutine tous les jours, ça commence à rentrer un peu trop au poste. En fin d’après-midi, le best bud et moi sommes allés voir Nervous Dater aux Katacombes. La chanteuse a une voix magnifique. C’était relaxant de l’écouter en buvant une bonne bouteille d’eau. Mais ma soirée a réellement commencé au Jardin des bières avec Face to Face qui, comme chaque fois, m’a littéralement scié les jambes. J’adore ce groupe-là et c’est tellement le fun de chanter ses classiques entourée de centaines de personnes qui chantent à tue-tête. Je ne suis vraiment pas une fan de grosses foules, mais dans des moments comme celui-là, je suis juste heureuse d’être là et de vivre le moment présent. Comme mon collègue Seb le dit dans son article sur le Pouzza, il y avait quelque chose de magique ce soir-là au Jardin des bières. Un beau souvenir!

Je me suis ensuite dirigée vers les Katacombes, où j’ai pu voir Bucky Harris, Mobina Galore, Arms Aloft et Pkew Pkew Pkew. Que d’excellentes prestations! Mais j’ai manqué la fin de Pkew X 3 parce qu’on venait de m’informer d’un show secret de Jon Creeden and The Flying Hellfish au Théâtre Ste-Catherine…

Quand Guillaume et moi avons su que ce show-là avait lieu, il n’était plus question de rien d’autre! Nous allions finir notre week-end ensemble en regardant un band que nous aimions vraiment tous les deux. Ça ne pouvait pas être plus parfait et j’étais aux anges. Quand Jon m’a vue dans la salle, il est venu me voir pour me dire qu’il n’était pas un menteur, que ce n’était vraiment pas son idée ce show-là. Je l’ai bien ri! Mais bref, le show était excellent, comme d’habitude. Mon Pouzza 8 n’aurait pas pu avoir une plus belle fin que celle-là et je pouvais reprendre le chemin du AirBNB, marqué de fous rire dans la maudite butte du boulevard Saint-Laurent qu’on montait chaque soir, la tête et le cœur heureux de mon week-end.

Mon post-Pouzza

Lundi, je n’avais pratiquement plus de voix, je commençais clairement un rhume, j’étais brûlée des derniers jours (je dirais même des dernières semaines parce que je n’arrête pas depuis mon retour d’Autriche), mais il n’était absolument pas question de manquer Charlie Bit my Finger dans MA ville. Surtout que j’avais légèrement fait des pressions pour que le groupe vienne jouer ici. Je pense que je me serais rendue en chaise roulante avec un soluté s’il l’avait fallu. Donc je suis arrivée de Montréal en fin de journée, j’ai dormi 1 h, je me suis levée et je suis partie au show. Une vraie de vraie, comme ils disent! À peine rendue sur place, j’apprends que CBMF s’est fait voler tout son stock. Je capotais! Je n’en revenais pas qu’ils étaient partis de Belgique pour venir se faire voler dans ma ville. Finalement, pour faire une histoire courte, un couple en chemin vers le show a aperçu un itinérant en train de faire une vente de garage avec des instruments sur le bord du chemin. Quelle subtilité! Bref, tout le monde a rapidement fait le lien et le band a pu récupérer son stock. J’étais plus que soulagée.

Ce soir-là, j’ai eu la chance de voir The Know it Alls, un duo de covers acoustiques d’Ottawa avec lequel je suis systématiquement tombée en amour. Les gars sont vraiment bons! J’ai dit à Matt qu’ils pouvaient venir jouer dans mon salon n’importe quand, surtout que ses sauts sont tellement doux que les voisins d’en bas s’en rendront jamais compte. Je risque de me déplacer souvent pour voir leurs shows.

Ensuite, Bel Ann-Ana. Des gars que je connais, je les ai vus à plusieurs reprises et ils sont toujours le fun à voir avec leur mélange de punk/ska/surf rock. Bref, ils font de la musique pour danser et avoir du fun.

J’ai aussi eu la chance de voir Mike Frazier, un gars de Virginia. C’est du folks rock et c’était vraiment différent du reste des groupes de la soirée, mais ce gars-là a tellement une voix incroyable que j’étais littéralement captivée pendant tout son set. Une vraie belle découverte!

Venait ensuite le groupe local de rock Seven Days of Fire. Les gars sont jeunes et en les écoutant, je me demandais vraiment quelles étaient leurs influences. Je n’arrivais pas à mettre le doigt sur le genre que j’entendais, jusqu’à temps qu’ils jouent Basket Case de Green Day. C’est là que je me suis dit qu’ils étaient une version plus rock et plus smooth de Green Day. Ce n’est pas trop mon genre, mais c’était bien.

Et finalement, le show que j’attendais : Charlie Bit My Finger. Le peu de voix qu’il me restait y est passé au complet. Un show un lundi soir à Ottawa, c’est comme avoir un show privé. Il n’y avait pas plus que 10 personnes. C’était comme si un de mes bands préférés venait jouer juste pour moi. C’était parfait! J’étais encore en avant de la scène à chanter toutes les tounes et à dépenser le peu d’énergie qu’il me restait après le Pouzza. Le show fut encore excellent. Ces gars-là donnent tout ce qu’ils ont, avec le sourire, que ce soit devant 10 ou 100 personnes. Et non seulement ils sont excellents, mais j’ai eu la chance de jaser avec eux pendant le week-end et ils sont super sympathiques. Je les ai vraiment beaucoup aimés, autant sur scène qu’en dehors des shows. Et comme ils étaient headliners à Ottawa, j’ai pu réclamer un rappel et, évidemment, c’est moi qui ai choisi la toune. Ils n’avaient pas joué Mindset Go! à Montréal, alors je l’ai demandée en me disant qu’au pire, ils allaient dire non. Le chanteur s’est tourné vers les autres et a dit : « she wants Mindset Go!« . Les gars ont simplement tous acquiescé en même temps et ont parti la toune. C’était vraiment un moment parfait. D’autant plus que cette toune-là est une des plus rapides de l’album et elle était encore meilleure live. Wow! Je souris toute seule devant mon écran juste à y penser.

Et c’est pour des moments comme celui-là que je me déplace à des shows même quand je suis brûlée. C’est ça la passion de la musique. Ça ne s’explique pas, ça se vit! Et même si plusieurs jours plus tard je me sens encore brûlée de cette série de shows, j’ai déjà super hâte d’organiser mon prochain Pouzza. À ceux qui n’y sont jamais allés : allez-y! Le Pouzza est l’occasion parfaite de découvrir un paquet de nouveaux bands et de partager sa passion avec une foule de passionnés qui sont là pour l’amour de la musique. Un incontournable qui, j’espère, aura une très, très longue vie.

Marie

 

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